> Fer acier, aluminium ou plastique ?
Pour le maréchal-ferrant, les principales recherches chez le cheval athlète lors de la ferrure consistent en :
- La bonne répartition des forces et contraintes sur l’ensemble du pied (dépend du niveau de votre maréchal-ferrant)
- La limitation des vibrations dans ses os et ses articulations (dépend du jugement du propriétaire, de l’utilisation du cheval et de son budget)
Aussi, vous trouverez un comparatif des principaux matériaux utilisés en maréchalerie.
LE FER ACIER
C’est le plus fréquemment utilisé pour son bon rapport entre sa qualité, son temps d’utilisation et son coût modéré. Il convient de jouer sur l’épaisseur du fer pour limiter le poids sur des petits chevaux. Dans le commerce, vous trouvez des fers dit en « 16*10 mm » ou « 18*7 mm ». L’adhérence au sol est moyenne, ce qui permet au cheval de se mouvoir facilement. Les contraintes lors de la phase de lever du pied peuvent être diminuées par l’application d’un fer à pince tronquée (à effet de « rolling ») pour les chevaux présentant un sabot dont la pince est trop avancée. Le fer acier a néanmoins un faible pouvoir amortissant.
LE FER ALUMINIUM
Son poids limite l’effet cinétique et donc, à pleine vitesse, il limite les contraintes d’élongations. L’aluminium pur ne serait pas assez résistant aux frottements du sabot sur le sol. Nous utilisons donc des alliages ce qui explique le coût plus élevé. Pour les chevaux de courses et petits chevaux de selle sportifs, la ferrure aluminium est un plus. Tout comme le fer, l’aluminium n’est pas un matériau capable d’amortir les chocs.
LE FER PLASTIQUE BROCHE
Encore plus léger, limitant les vibrations mais bien moins résistant aux frottements avec le sol. Les étampures accueillant les clous s’écartent avec l’avancement dans le temps de la ferrure. Le fer perd de sa stabilité sous le sabot. La répartition des forces et contraintes durant l’effort est donc modifiée. Attention, il est prouvé qu’une trop grande adhérence au sol est néfaste pour les articulations.
Monsieur PHILIPPE préconise la simplicité : observez, inspectez votre cheval tous les jours. Si votre maréchal-ferrant est bon, il n’aura pas de peine à respecter l’ajusture exacte de son fer par rapport au sabot de votre cheval pour bien répartir les forces sur son pied. Temps que votre cheval ne présente pas d’« avaries », laissez lui sa ferrure usuelle. En revanche, dès qu’un problème fait surface, chercher à analyser la cause. Est-ce une ferrure inadaptée, faut-il prodiguer plus de soins, faut-il ralentir le travail ? Enfin, faut-il changer la ferrure ? A vous de communiquer pour vous forger votre opinion.